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L’art lyrique, un patrimoine mauricien

L’art lyrique à l’Ile Maurice commence presque avec l’Histoire du pays. Vers 1740, Mahé de Labourdonnais offre à l’île sa première salle de spectacle où sont joués jusqu’à la fin du XVIIIème siècle pièces de théâtre et opéras. Mais l’île voulait son théâtre et c’est en 1822 qu’est inauguré le théâtre de Port-Louis, le premier théâtre de l’hémisphère sud. On y joue à guichets fermés le premier soir une comédie, La partie de chasse d’Henry IV et un opéra, La maison à vendre. Cette salle à l’italienne tout au long du XIXème siècle accueille chaque année, des troupes françaises débarquant à Port-Louis pour une longue saison théâtrale. On y joue, entre autres, La Dame Blanche, Guillaume Tell, La Bohême, Norma, Le Barbier de Séville, L’Africaine, Le Trouvère, Rigoletto, La Juive, Aïda, Samson et Dalila…

Le Plaza

Le théâtre de Port Louis

L’ouverture d’un deuxième théâtre à Rose-Hill en 1933 donne à l’art lyrique une nouvelle scène où se produiront, au cours du XXème siècle, des artistes dont le baryton Arthur Maurice et les ténors Max Moutia et Henry Wilden. On y applaudit aussi des opérettes comme Monsieur Bourgogne, Les Pieds Nickelés, Coquin de Printemps et Quatre Jours à Paris. A partir des années 60, les productions se font plus rares mais l’art lyrique retrouve sa place dans la vie culturelle mauricienne en ce début de XXIème siècle grâce au festival Opera Mauritius qui a présenté en 2009 Les Pêcheurs de Perles et en 2010 Carmen.
Opéra Mauritius redonne à l’art lyrique, véritable pan du patrimoine culturel mauricien, sa place dans l’actualité culturelle nationale et internationale